OPPORTUNITES
ET RESSOURCES POUR UN RENOUVEAU DANS LE SPORT
par Edio Constantini[1]
Le
sport s’est répandu de manière extraordinaire à l’échelle de la planète,
et au cours des années, le sport a acquis une importance grandissante dans la
vie de personnes de tous ages et de tous horizons social. La dimension
universelle du sport est due à son exceptionnelle variété. Le sport peut se
comprendre, se pratiquer ou s’organiser d’une multitude de façon.
Malheureusement, toutes les pratiques sportives d’aujourd’hui ne sont
pourtant pas conçues afin de favoriser le développement complet de
l’individu, et bien souvent ne construit pas non plus une meilleure société,
ce à quoi revendique le sport dans sa philosophie.
A
regarde le monde du sport, nous ne pouvons pas ne pas voir un certains nombres
de tendances alarmantes émergées, conduites par une culture dominante, illustrée
par l’impitoyable sélection du plus fort, l’aliénation des athlètes en
tant que personne les transformant en clients ou en produits dont l’objectif
unique est de générer un maximum de profit, l’utilisation aveugle de
produits dopants pour améliorer les performances, l’écart grandissant entre
le sport de haut niveau et sa base accéléré de plus en plus par la
mondialisation, l’empressement croissant d’envisager le sport simplement en
fonction d’intérêts financiers et politiques, ou encore la dépendance du
sport à des raisonnements de nature économique. Tout ceci est encore accentué
par le développement ininterrompu des mass médias qui projettent des modèles
comportementaux fondé sur l’égotisme, l’individualisme, le consumérisme
et l’exploitation de l’homme. La situation est alarmante pour tous ceux qui
s’inquiètent que l’idée de promouvoir un sport accessible à tous, avec
une portée éducative et fondé sur la justice et la solidarité disparaît.
A
la lumière de ces sujets, les associations sportives, et plus particulièrement
les associations catholiques, ne peuvent se satisfaire d’être simplement présentes
dans le sport. Elles doivent affirmer leur identité spécifique qui se
positionne au service de l’homme et de la femme et qui met en valeur les véritables
priorités du sport de haut niveau. Nos athlètes ne sauraient être relégués
au simple rang de consommateurs de sport. L’activité physique a une
importance capitale, mais ce n’est pas pour autant le seul aspect du sport. Sa
mission doit d’abord et avant tout être de stimuler le développement
personnel de toute personne exerçant une activité sportive.
Parce
qu’il ne faut pas oublier que parmi les missions historiques du sport (développement
harmonieux du corps, socialisation, protection de la santé) sa fonction d’éducation
a toujours été essentielle, une fonction qui n’est plus prise en compte
aujourd’hui. Et maintenant il est évident que l’éducation par le sport est
un aspect indispensable si l’on considère la place qu’occupe de nos jours
le sport dans la vie des jeunes. Un sport qui n’est pas concerné par la
formation du capital humain de demain perd la plus grande partie de son sens et
de sa valeur sociale.
I.
Le risque de vider le sport de sa dimension éthique
La
détérioration de la philosophie du sport est au cœur du déclin de la
fonction d’éducation. Le fait que le sport courre le risque de perdre son
esprit éthique est connu de tous, et a été souligné explicitement à maintes
reprises par Jean-Paul II lors de son pontificat. Le sport n’est pas immunisé
contre ce processus qui est en train de vider les sociétés contemporaines de
leur dimension éthique. Il souffre également d’engouement et de mode, basés
sur l’individualisme, la compétition intense et la commercialisation, et dénués
de toute substance humaine ou de toute valeur.
A
cet égard, Jean-Paul II a recommandé aux associations sportives de s’engager
à s’assurer que leur mission n’est pas simplement de promouvoir la compétition
mais aussi de contribuer à « répondre à des questions profondes que les
nouvelles générations se posent à propos de la vie, son orientation et sa
finalité »[2].
Ces mots fournissent la clé pour interpréter le moment présent. Nous devons
accepter le large processus de Déchristianisation, ainsi qu’une culture
faible, laxiste et permissive. La Famille, l’Ecole et les paroisses éprouvent
des difficultés à renouveler leurs propositions et leurs instruments. La
culture matérialiste et individualiste qui s’est imposée au cours des dernières
années est en train de voler à l’âme humaine l’espoir de l’éternité,
nous aveuglant avec les promesses d’un bonheur illusoire lié à la
consommation et contribuant à faire perdre aux gens leur faculté à lutter, à
réaliser et à se sacrifier pour leur but.
Contre
cet état de fait, les associations sportives catholique doivent s’engager à
témoigner des valeurs chrétiennes que le sport véhicules, à agir en tant que
conscience critique, à s’opposer ouvertement aux impacts négatifs qui
affectent la pratique du sport et à donner un impact positive dans des forums
chargés de promouvoir et de stimuler la caractère social du sport. Ceci
demande non seulement une compréhension réelle de a situation actuelle afin de
faire la distinction entre ce qui est vraiment essentiel et ce qui est purement
technique ou organisationnel, mais aussi une interprétation prophétique. Ce
dernier point rend l’individu capable d’accepter le changement, en combinant
le nouveau et l’ancien et en évaluant avec succès les signes de crises qui
deviennent de plus en plus évident aujourd’hui, et qui sont en train de
menacer les racines éthiques du sport lui-même.
Nous
sommes toutefois appelés à une grande mobilisation dans le but de libérer le
sport de toutes ces contraintes économique, politique et idéologique qui
l’ont détourné de son sens. Nous sommes appelés pour s’assurer avant tout
autre chose que ce que les gens ont de bon et la valeur non marchande de la vie
humaine soient respectés.
II.
LE POUVOIR D’EDUCATION DU SPORT
Le
pape Benoît XVI, dans son message aux jeunes à Cologne lors des Journées
Mondiales de la Jeunesse, a déclaré que « les personnes, de tout temps
et de partout, ont de quelque manière que ce soit espéré du plus profond de
le cœur un changement, une transformation du monde. L’acte central de ce
changement qui peut rénover le monde est la transformation substantielle qui a
été accomplie au moment de la Cène en transformant le pain en son corps et le
vin en son sang, et lorsque la violence fût transformée en amour, et la mort
en vie »[3]. Cette victoire de
l’amour sur la haine est décrite par Benoît XVI comme le « déclenchement
d’une fission nucléaire » au plus profond de l’être humain, qui est
capable de « provoquer un ensemble de transformations qui petit à petit
vont changer la face du monde »[4].
Ce sont des mots qui ont beaucoup à apprendre au sport, qui a certainement
besoin de changements en rapport avec la confusion qui y règne, la perte de
qualité et de signification à laquelle il est confronté aujourd’hui.
Ce
qui est le plus regrettable est le fait que le sport ne soit plus valorisé tel
un moyen de former de nouvelles générations, mais seulement en fonction des
intérêts économiques et pour donner du spectacle aux gens. Ainsi, le sport
renie ses plus anciennes valeurs et échoue à honorer ses responsabilités
envers la société contemporaines.
Mais
ceci ne doit pas nous décourager. Parce qu’il y a toujours des hommes et des
femmes qui sont engagés à provoquer un réel renouveau du sport, à lui
redonner ses valeurs originelles et à le ré-humaniser. Le renouveau du sport
est possible, mais il dépend de nous, et jusqu’où nous somme capable de
laisser cette explosion intime de Dieu (à laquelle le Saint Père fait référence)
faire son chemin et déployer ses capacités à influencer son environnement et
à transformer la vie.
Le
véritable défi auquel le sport doit faire face aujourd’hui à un caractère
éducationnel. Dans nos sociétés contemporaines, l’une des urgences est
certainement d’attirer les jeunes loin du néant, des banalités, et de la médiocrité
dont se nourrissent les ennuis, la solitude et les crises. A cet égard, je
crois que malgré tous ces problèmes que je viens de mentionner, le sport a
toujours tant à offrir aux jeunes.
Notre
engagement, l’engagement de chacun engagé dans le monde du sport, dirigeants
et managers, doit être de promouvoir des activités sportives, culturelles et
divertissantes qui impliquent le plus grand nombre de jeunes, et qui peut leur
donner non seulement l’opportunité de se consacrer à un sport particulier
mais aussi quelque chose d’encore
plus important : une source d’espoir qui ne les amènera pas à terre.
Car c’est précisément durant leurs années de jeunesse que nos mots et
actions peuvent les inspirer à trouver un sens à leur vie.
Chaque
jeune se languit du bonheur, et c’est justement dans ce désir ardent que nous
trouvons les racines de la valeur éducative du sport. Le sport, qui sous-entend
des épreuves et des sacrifices, des émotions et des déceptions, but à
atteindre et à renouveler perpétuellement, est une grande école de la vie.
L’entraînement sportif peut ainsi devenir la manière la plus simple et la
plus directe de s’entraîner pour la vie.
III.
RESTAURER LA FACE ET L’ESPRIT DU SPORT
En
2000, la Convention Internationale qui s’est tenue en marge du Jubilé des
Personnes de Sport a abordé un thème très intéressant « La face et
l’esprit du sport ». Je crois que, particulièrement aujourd’hui, la
face et l’esprit du sport ne coïncident pas souvent. Il y a un grand écart
entre l’appel répandu aux nobles valeurs sportives lors de grands événements
sportifs et leur absence dans le sport au quotidien. Par exemple, on entend
souvent la revendication que l’idéal des Jeux Olympiques favorise la tolérance,
la fraternité, et la paix entre les peuples. Aux noms des Jeux Olympiques, des
trêves sont souvent invoqués afin de suspendre des guerres ou des conflits armés
durant la période olympique. Ceci est certainement admirable. Pourtant, le
sport rendrait l’argument beaucoup crédible s’il était le premier à déclarer
sa disposition à suspendre des compétitions en tant que moyen intentionnel
d’attirer l’attention du public aux arguments en faveur de la paix.
Pourtant,
nous devons affronter un monde du sport qui est rempli de contradictions et qui
a peu d’idées ou d’axes de renouveau. Une fois conscient des contradictions
et des écarts entre les valeurs que le sport proclame et les valeurs qu’il
pratique réellement, entre sa face générale et son esprit particulier, les
personnes impliquées dans le sport doivent s’engager à créé un sport qui
puisse jouer un rôle effectif dans l’accomplissement des besoins
d’aujourd’hui.
Le
sport a besoin d’un esprit qui soit capable de s’adresser aux jeunes à
propos des éternels idéaux. Il a besoin d’une face qui reflète ces idéaux.
C’est une tâche qui incombe à chacun et peut certainement être développé
depuis les racines vers le haut. Afin de renouveler le sport et lui permettre de
redécouvrir sa vraie nature, il n’est certainement pas nécessaire
d’attendre de diriger une association ou institution sportive pour construire
une politique d’amélioration. Le sport possède ses propres ressources, sur
lesquelles tout le monde peut s’appuyer afin de surpasser les risques et les
ambiguïtés, et devenir vraiment un véhiculeur de valeurs, et une sphère de
prospérité pour la culture, l’humanité et la civilité.
IV.
LES PILIERS D’UN SPORT QUI EDUQUE
Dès
lors, qu’est ce qui pourrait être fait pour permettre au sport de redécouvrir
des idéaux cohérents avec une philosophie solide, et de devenir un outil utile
utilisable par les individus et par les sociétés, et ainsi « promouvoir
le sport capable de créer les conditions d’une vie riche en espérance » ?[5]
Je crois qu’il y a 3 piliers sur lesquels notre action doit être basée :
1) La valeur non marchande de l’être humain ; 2) La valeur du
volontariat dans le sport ; 3) La valeur des associations sportives.
La
valeur non marchande de l’être humain
Dans
son allocution aux participants du Congrès Sport et Ethique, tenu par la Conférence
des Evêques Italien en 1989, Jean Paul II a souligné le fait que « les
conditions éthiques des personnes impliquées dans le sport et les différentes
situations des organisations sportives a également besoin d’une référence
au sport relative au regard de la primauté de l’individu, soulignant ainsi le
rôle annexe du sport dans les intentions créatrices de Dieu ».[6]Ré-humanisé
le sport et restauré sa valeur sa dignité et sa valeur, en faire un moyen pour
satisfaire les besoins humains les plus ancrés, est donc possible seulement
possible si l’être humain est au centre de toutes les réflexions sur le
sport. Pour la pratique du sport, entendu comme un moyen pour ceux qui
pratiquent une activité sportive de se développer et de grandir, il fait
encourager l’être humain d’entreprendre un engagement quotidien à
pratiquer et à répandre les valeurs d’amitié, de camaraderie, de solidarité
et de paix, et ainsi contribuer à l’avènement de cette « civilisation
de l’amour », qui était l’objectif de Jean Paul II et pour laquelle
il nous encourageait à lutter. Au cours d’une autre occasion il remarqua que
« le potentiel du sport en fait un moyen de communication pour le développement
général de la personne, ainsi qu’un élément très utile pour construire
une société plus humaine ».[7]
Ainsi nous devons encourager le sport dans sa capacité à offrir un projet
culturel et éducatif spécifique, dont le repère constant est le développement
intégral de la personne.
La
valeur du volontariat dans le sport
Nous
avons déjà dit que le sport à un rôle éducatif lorsque certaines conditions
sont remplies, et surtout si les personnes travaillant dans le monde du sport désire
le rendre éducatif. La première condition pour les personnes travaillant
volontairement dans le milieu du sport pour les jeunes est qu’elles doivent
avoir une passion pour l’éducation, ce qui requiert de vraies attentions pour
la vie des personnes placées sous leur soin, et en dépit des difficultés que
cela entraîne. Cette passion pour l’éducation est l’unique aspect qui
caractérise les bénévoles dans le sport. C’est également une ressource
fondamentale au sein du sport et distingue les simples « fournisseurs de
service » des vrais « éducateurs ». Ces derniers ont, par
vertu de leur engagement, la détermination et la motivation pour aller à
contre-courant, pour surmonter des situations délicates. Ils sont également un
espoir au sein du sport, à travers le sport et pour le sport.
Durant
leurs années de formation critique, les jeunes ressentent le besoin de créer
leur propre projet de vie, de se sentir utile dans la société, de trouver de
modèle solide à partir desquels ils peuvent tirer leur inspiration. Tout ceci
est rendu d’autant plus difficile aujourd’hui par plusieurs changements
sociaux en cours. D’où le besoin urgent d’éducateurs sportifs qui soient
capable d’être bien plus que des professeurs de techniques ou des entraîneurs
de compétences physiques. Ils doivent également savoir comment faire que ces
jeunes se sentent acceptés, comment les diriger, et les accompagner le long de
leur chemin, et ensuite leur apporter l’espoir. En fait, « en faisant
des choses ensemble », ce qui est typique de l’éducation, ils peuvent
encourager le développement complet de jeunes hommes et femmes, et renforcer
leurs estime personnelle, leur identité, et leur autonomie. Seul les sports qui
savent comment éduquer les personnes dans les fondations éthiques de la vie
– responsabilité personnelle, la valeur relationnelle avec autrui, solidarité
– peuvent donner aux jeunes les certitudes dont ils ont besoin en leur
montrant que le chemin des valeurs et des idéaux est celui qui est bon pour eux
dans le but qu’ils se construisent leur propre identité et qu’ils tendent
vers les besoins des autres.
La
valeur des associations sportives
Depuis
plusieurs décennies, dans la plupart des pays européens, le tissu social
s’est progressivement effiloché, et ces effets pour la jeunesse
d’aujourd’hui telle que la marginalisation, la propagation des drogues et
des violences urbaines sont devenu des choses avec lesquelles nous sommes tous
trop familiers. Dans un environnement social si faible en ce qui concerne les
opportunités de formation et d’éducation, les associations sportives peuvent
certainement apporter une précieuse contribution à la société civile car
elles ont les moyens appropriés pour encourager la mise en place de programmes
et de politiques pour les jeunes, conçus pour construire une forte identité
individuelle et de groupe et pour développer les capacités à se rapprocher et
à favoriser l’intégration. Quelques associations conçoivent et mettent en
place des réseaux nationaux et internationaux capables de former des jeunes, de
supporter le travail des familles et des agences éducatives, et de disséminer
une culture d’intégration entre les pays dans le but de résoudre les problèmes
posés par l’immigration.
Ces
objectifs sont certainement réalisables à travers le travail des associations
et clubs sportifs dans lesquels la valeur formatrice du sport peut être
pleinement déployé, car, en plus d’être des lieux de pratiques sportives,
ils offrent de guider, de conseiller, d’écouter, de communiquer et de réhabiliter.
Si ces clubs sont sur le point de donner des réponses définitives aux
interrogations d’aujourd’hui, ils doivent être considérés non seulement
comme des prestataires de services de sports, mais aussi comme un chemin de la
vie, dédié aux valeurs fondamentales. D’où le besoin de clubs
dynamiques qui seront toujours prêt à écouter les besoins humains et éducatifs
dans leurs localités, ouverts à la coopération avec les autres acteurs éducatifs
(familles, écoles, paroisses…) et qui seront disposé à prendre tout le
monde, particulièrement ceux qui ont le plus besoin de soutien dans leur
formation et d’éducation. Les activités de ces clubs doivent être
d’authentiques expériences de la vie, tournant essentiellement autour du
besoin d’aider chaque athlète à donner le meilleur de lui-même que ce soit
en entraînement ou en compétition, à l’école, dans un groupe, ou à la
maison.
V.
CONCLUSIONS
Le
sport n’est certainement pas la solution à tous les maux actuels qui
perturbent le monde, et en particulier le monde des jeunes. Mais il ne fait
aucun doute que c’est une activité humaine extrêmement populaire qui peut
devenir avantageuse pour établir des modèles et une influence structurante très
positive sur la personnalité et le comportement. Car pratiqué du sport est un
moyen important pour le développement humain et social, s’il fait parti
d’un contexte éducatif spécifique et clairement défini dans la mesure ou il
permet aux individus d’acquérir les qualités et les attitudes essentielles
dans la vie, comme la connaissance de soi, le contrôle de soi, l’autonomie,
la capacité à rivaliser, à coopérer, et à accepter les sacrifices afin
d’atteindre son but, ainsi que d’accepter aussi bien la victoire et la défaite
avec de bonnes grâces.
Les
éducateurs s’accorde tous à dire que la pratique du sport est très
importante pour chaque jeune, car ils obligent les garçons et les filles à
utiliser leurs énergies psychophysique afin d’agir avec intérêts, d’établir
des relations très étroites avec leurs contemporains, et de structurer leur
temps libre. Toutes ces compétences, qui si elles sont acquises durant
l’adolescence dans un environnement sportif, sont utiles aux personnes de tous
ages et dans toutes les sphères de la vie.
En conclusion, j’aimerai partager avec vous le profond désir que ce séminaire soit, comme Jean-Paul II a dit lors du Jubilé des Personnes de Sport, « une opportunité pour trouver une nouvelle ferveur créative et motivante pour que le sport, sans perdre sa vraie nature, puisse répondre aux besoins de notre temps. Le sport qui libèrent les jeunes des pièges de l’apathie et de l’indifférence, et suscite en eux le sens sain de la compétition ; le sport qui contribue à l’amour de la vie, qui enseigne les sacrifices, le respect, et la responsabilité, menant aux développement complet de chaque être humain ».[8]
traduction par Christophe Picard
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[1] Originaire de la région de Marche (Italie) où il a grandit au Centro Sportivo Italiano (CSI) et à l’Action Catholique. En 1991, Edio Constantini fût nommé secretaire général du CSI dont il est depuis 2000 le président. Le CSI a été créé en 1944 à l’initiative de l’Action Catholique afin de promouvoir le sport en tant que moyen d’éducation et créateur de cohésion sociale, le tout basé sur la vision chrétienne de l’homme. Le CSI s’est développé autour du club de la paroisse d’Oratorio, mais n’était pas uniquement limité aux associations sportives catholiques. Aujourd’hui, le CSI compte environ 850 000 membres repartis dans 13 000 clubs.
[2] Jean-Paul II Allocution aux membres du Centre des Sports Italien : Appelé pour être le témoin du Christ dans le sport « L’Osservatore Romano » Edition hebdomadaire anglaise, n°28 14 juillet 2004
[3] Benoit XVI, Homélie, La Messe Sainte à l’Esplanade de Marienfield (Cologne) : Entrer dans l’heure « L’Osservatore Romano » Edition hebdomadaire anglaise, n°34 24 août 2005
[4] Idem
[5] Jean-Paul II, Allocution lors de la Conférence du Sport et de l’éthique : le sport peut être perçu comme un service à l’espèce humaine, « L’Osservatore Romano » Edition hebdomadaire anglaise, n°2, 8 janvier 1990
[6] Idem
[7]
Jean-Paul II, Allocution à la Convention Internationale du Sport pendant le
Jubilé : Le sport peut aider à construire la société civile,
« L’Osservatore Romano » Edition hebdomadaire anglaise, n°46,
15 novembre 2000
[8] Jean-Paul II, Homélie au Jubilé pour le Monde du Sport : même les plus grands champions ont besoin du Christ, « L’Osservatore Romano » Edition hebdomadaire anglaise, n°44, 1 novembre 2000