CULTE PROTESTANT / LES JEUX OLYMPIQUES

Voici le culte de le pasteur Bruno Holcroft de Niederbronn a conduit le 10 Août 2008 ( site : protestants-niederbronn.org )

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Chers frères et soeurs en Jésus, ce dimanche est normalement dédié au thème « La grande guérison » avec son mot d'ordre évoquant Jésus : Il ne brisera pas le roseau froissé. Il n'éteindra pas la mèche qui fume encore.

En raison des Jeux Olympiques de Pékin, nous changeons de thème et articulerons l'ensemble de ce culte autour d'une réflexion portant sur les jeux olympiques. Les sports, les stades et les jeux olympiques existaient du temps de l'apôtre Paul, il s'en inspira peut-être pour écrire aux chrétiens de la ville de Corinthe : (1 Cor 9:24-27)
« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu'un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter. 25 Tous ceux qui combattent s'imposent toute espèce d'abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. 26 Moi donc, je cours, non pas comme à l'aventure; je frappe, non pas comme battant l'air. 27 Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d'être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres. »

La prière qui suit, glanée sur Internet, exprime ce qu'est la course du chrétien.

Je cours vers le but sans me lasser
Je veux saisir l'éternité
Je cours en m'éloignant du péché
Jamais je ne veux m'arrêter

Je garde les yeux fixés sur mon guide
Je ne veux pas arriver les mains vides
Je garde les yeux fixés sur mon guide
Je ne veux pas arriver les mains vides
Comme un stupide ...

Conduit par l'Esprit vers Jésus-Christ
Je me laisse remplir de son fruit
Conduit par l'Esprit je prie, j'agis
Je crois à sa parole de vie

J'ai la joie du Seigneur dans le coeur
Personne ne peut enlever mon bonheur
J'ai la joie du Seigneur dans le coeur
Personne ne peut enlever mon bonheur
En mon Sauveur...

Il y a beaucoup d'obstacles sur la route
Fosses de la peur, montagnes du doute
Mais Christ a vaincu une fois pour toutes
Les ennemis sont en déroute

Bientôt j'arriverai aux portes du ciel
Ma joie sera alors éternelle,
Bientôt j'arriverai aux portes du ciel
Ma joie sera alors éternelle,
Dans l'éternel ...

Demande de pardon

Les chiffres exprimant les jeux olympiques donnent le vertige Seigneur :
10 624 athlètes
204 pays ; 312 français
40 milliards de dollars d'investis
4 milliards de téléspectateurs
Et les symboles rassurants sont réunis : les fleurs du prunier, fleurs du bonheur, et le 8.8.8. qui paraît-il porte-bonheur.
Les controverses alimentent nos discussions « Que cela se passe le plus mal possible ! » disent les uns. « C'est Pékinland. Des enfantillages et de la poudre aux yeux ! » Surenchérissent-ils. Mais faut-il voir le mal en tout, faut-il souhaiter le mal ?
Les prudents affirment que c'est du sport et pas autre chose ! Mais de ne faire qu'une chose empêcherait -elle la contradiction et les compromissions ?
D'autres acceptent volontiers d'être soumis à la féerie des jeux. Mais ce qui brille est-il de l'or ?
Et pour finir les plus fervents célèbrent l'esprit Olympique, une fête universelle et bon enfant, une fête dont les héros seraient exemplaires par leurs efforts et leurs abnégations. Pourtant nombre d'entre eux sont déjà des multimillionnaires... Pour nombre d'entre eux l'important est... de gagner.
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Seigneur reçois notre perplexité car c'est bien ainsi qu'est l'humanité. Nos controverses nous échauffent, les contradictions nous habitent. Et quel que soit le domaine abordé ou les efforts consentis, l'engagement voulu dans la vie ou la vie paroissiale, tout peut toujours prêter à controverse.
Seigneur notre péché n'est pas d'avoir une opinion, notre péché est d'être tout à fait à l'image des contradictions mentionnées, et nos propres vies évoquent les mêmes dilemmes.
Dans l'Eglise nous voulons l'enthousiasme et le raisonnable, l'idéal et le pragmatique, la tradition et les innovations, la reconnaissance et l'abnégation, l'humilité et les remerciements.
Nous ne sommes que ce que sont les autres hommes. Accorde-nous Seigneur ton pardon.

Parole de pardon

La flamme olympique est venue du soleil, directement, allumée sans l'intervention de la main humaine par un jeu de miroirs et des nymphes habillées de blanc l'ont recueillie. Elles ont transmis cette flamme. Durant des semaines elle a parcouru bien des pays de la terre et il fallait qu'elle reste pure, immaculée, flamboyante, suscitant la vénération, voyant en elle la promesse des jeux qui allaient venir. Un même symbole devait permettre une même communion.

Dans cette Eglise nous confessons une autre lumière, une flamme qui a suivi un autre parcours.
L'Evangéliste Jean écrira :
Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.
Elle était au commencement avec Dieu.
Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.
En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
...
Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme... .à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu... Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.
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Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce;
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En Jésus, pas de médaille, pas de podium, mais le soleil de la grâce pour tous.
Le Seigneur conduit son peuple, sa lumière est parmi nous, il nous aime malgré nos péchés, il place la lumière dans nos vies et dans nos Eglises pour que s'allume en nous le feu de la grâce et de l'amour du prochain.
Rendons grâce à notre Dieu.

Prière du jour

Seigneur les athlètes rêvent pour le moins de participer, certains rêvent de pouvoir embrasser l'or olympique...
Nous demandons simplement la grâce de vivre en présence du Dieu vivant, du Dieu qui parle et qui conduit. Celui qui accorde la liberté. Nous ne demandons ni gloire, ni puissance, mais le privilège de recevoir la Parole de vie.

Nous te demandons d'aller bien plus loin que le fait d'avoir une religion, nous te demandons la chance d'avoir la foi, d'être saisis par la vérité, d'être des humains habités de la foi, de l'espérance et de l'amour.

Nous ne voulons être ni les premiers ni des derniers, mais des hommes qui marchent selon ta volonté, qui seront par toi, sel et lumière de ce monde.

Accorde-nous Seigneur d'être des porteurs de ta flamme, de briller de ta lumière. Amen.

2 Timothée 2
1 Toi donc, mon fils, puise ta force dans la grâce qui nous vient de Jésus-Christ. 2 Ce que tu m'as entendu annoncer en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes de confiance, qui seront eux-mêmes capables de l'enseigner encore à d'autres.
3 Prends ta part de souffrances, comme un fidèle soldat de Jésus-Christ. 4 Un soldat en service actif ne s'embarrasse pas des affaires de la vie civile, s'il veut satisfaire son commandant. 5 Un athlète qui participe à une compétition ne peut gagner le prix que s'il lutte selon les règles h . 6 Le cultivateur qui s'est chargé du travail pénible doit être le premier à recevoir sa part de la récolte. 7 Réfléchis bien à ce que je dis. D'ailleurs le Seigneur te rendra capable de tout comprendre.
8 Souviens-toi de Jésus-Christ, descendant de David et ramené d'entre les morts comme l'enseigne la Bonne Nouvelle que j'annonce. 9 C'est pour cette Bonne Nouvelle que je souffre et que je suis même enchaîné comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n'est pas enchaînée ! 10 C'est pourquoi je supporte tout pour le bien de ceux que Dieu a choisis, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui vient de Jésus-Christ, ainsi que la gloire éternelle.

Marc 7 v 37

31 Jésus quitta ensuite le territoire de Tyr, passa par Sidon et revint vers le lac de Galilée à travers le territoire des Dix Villes. 32 On lui amena un homme qui était sourd et avait de la peine à parler, et on le supplia de poser la main sur lui. 33 Alors Jésus l'emmena seul avec lui, loin de la foule ; il mit ses doigts dans les oreilles de l'homme et lui toucha la langue avec sa propre salive. 34 Puis il leva les yeux vers le ciel, soupira et dit à l'homme : «  Effata i  ! » - ce qui signifie « Ouvre-toi ! » - 35 Aussitôt, les oreilles de l'homme s'ouvrirent, sa langue fut libérée et il se mit à parler normalement. 36 Jésus recommanda à tous de n'en parler à personne ; mais plus il le leur recommandait, plus ils répandaient la nouvelle. 37 Et les gens étaient impressionnés au plus haut point ; ils disaient : « Tout ce qu'il fait est vraiment bien ! Il fait même entendre les sourds et parler les muets ! »
1 Corinthiens 3 v 9-13

9 Car nous sommes des collaborateurs de Dieu et vous êtes le champ de Dieu.
Vous êtes aussi l'édifice de Dieu. 10 Selon le don que Dieu m'a accordé, j'ai travaillé comme un bon entrepreneur et posé les fondations. Maintenant, un autre bâtit dessus. Mais il faut que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit. 11 Car les fondations sont déjà en place dans la personne de Jésus-Christ, et nul ne peut en poser d'autres. 12 Certains utiliseront de l'or, de l'argent ou des pierres précieuses pour bâtir sur ces fondations ; d'autres utiliseront du bois, du foin ou de la paille. 13 Mais la qualité de l'ouvrage de chacun sera clairement révélée au jour du Jugement.

Prédication

Chers frères et soeurs,
en préparant la réflexion de ce matin je me suis d'abord penché sur les origines des jeux olympiques.
Je ne ferai qu'un simple rappel car le fait est connu. Les peuples du bassin méditerranéen se faisaient la guerre et le peuple comme ses élites mourraient. Il y avait évidemment un usage plus intelligent à faire de sa vie d'où l'idée, soufflée par la pythie, d'organiser des rencontres sportives, des jeux, tous les quatre ans, en l'honneur de Zeus, lui qui règne depuis le sommet du Mont Olympe.
Au lieu de préparer la guerre les meilleurs athlètes allaient donc concourir sans s'entretuer. Ils allaient se retrouver pour rivaliser en force, vitesse, adresse, en lieu et place du champ de bataille et ceci dans un esprit « bon enfant ».

Ces premiers jeux allaient durer de 884 avant Jésus-Christ
jusqu'en 393 après Jésus-Christ. Près de 1300 ans, presque sans interruption. Et un jour, l'empereur romain Théodose 1er allait décréter la fin des jeux. Il le décidera pour des raisons religieuses. C'est durant cette même période que l'on interdit toutes les cérémonies du culte païen ainsi que l'accès à leurs temples. Les statues païennes sont brisées ou retirées des édifices publics. Les temples sont détruits ou transformés en églises.

Les jeux olympiques organisés en l'honneur de Zeus, divinité païenne !, sont donc supprimés, mais un ami pasteur rajoute qu'à ce moment-là « de toute façon c'est l'indifférence qui prédominait tant les jeux étaient devenus médiocres, pervertis, sans succès populaire. Il ne restait rien d'un prétendu idéal olympique ».

L'empereur avait choisi le christianisme contre le paganisme, son projet était de bâtir une nouvelle civilisation, il fallait créer un nouveau contexte, de nouvelles références culturelles pour amener l'émergence d'un homme nouveau ! C'est donc pour des raisons religieuses que les premiers jeux olympiques ont disparu dans le cadre du triomphe du christianisme !
Et puis le temps passe, les siècles s'écoulent...

Nous sommes à présent en 1892,
le monde entre en une période moderne qui exige de bonnes références pour rénover le système éducatif. Les technologies venaient déjà bouleverser la vie sociale et la vie quotidienne, tout semblait déjà possible à la science, les moyens de communication s'élargissaient de plus en plus. Déjà, oui, déjà, le monde devenait plus petit, les nations allaient converger, il fallait promouvoir la paix ! Le Baron Pierre de Coubertin allait relancer, avec le succès que l'on sait, les jeux olympiques.
Le monde changeant de plus en plus vite et la nature humaine restant la même, il faut tenter par tous les moyens d'accompagner les changements, de consolider, de promouvoir ce qui allait rendre la paix la plus solide possible. Mais force est de constater que bien des guerres ont été déclarées durant la période de 1892 jusqu'à nos jours.

Cette année c'est la Chine qui est aussi mise en question. Est-elle pacifique ? En tout cas elle veut être « grande parmi les grandes nations ». Les controverses sont nombreuses et j'imagine volontiers que dans l'assistance de ce matin les différents partis pourraient prendre la parole pour exalter le sport ou dénoncer le dopage, souligner l'absence de démocratie, dénoncer le non respect des Droits de l'Homme, la situation au Tibet, la marchandisation du sport, l'éphémère de la gloire, sans oublier le peuple qui demande et à qui on donne – comme au temps des romains – du pain et des jeux afin qu'il oublie le reste !

Les pays et les hommes sont en compétition les uns contre les autres, ce n'est qu'une manière policée de rappeler que la nature humaine plonge régulièrement et dramatiquement vers l'adversité, et vers les guerres. Les jeux ne sont qu'un miroir de ce qu'est le fond, c'est-à-dire le goût de la compétition et le goût fou de la guerre.

L'empereur Théodose 1er voulait favoriser la paix, les jeux olympiques à leur manière aussi, le baron Pierre de Coubertin le souhaitait également si bien que nous pouvons à présent nous interroger ce matin sur la question de fond.

Question de fond

La question de fond est certainement celle qui revient à demander ce qui peut donner la paix intérieure et la paix entre les peuples. Etonnament de nombreuses réalités peuvent être pointées.
Les romains que nous citions comme auteurs de la suppression des jeux olympiques avaient ce diction « Si tu veux la paix prépare la guerre ». Nous pouvons nous récrier mais « la peur du gendarme » fonctionne exactement de la même manière. La dissuasion est souvent efficace. Mais allons plus loin.

Les jeux olympiques génèrent aussi beaucoup d'émotion. L'émotion peut-elle changer le coeur de l'homme ? Oui si cette émotion est forte et qu'elle dure dans le temps. Il nous suffit de songer à notre propre passé, à notre histoire individuelle pour le constater. Les émotions jouent sur les ressorts de nos âmes.

Les efforts et le sport, le fait d'aller au bout de soi-même, peuvent-ils changer l'homme ? Oui là aussi tout s'inscrit en nous, et nos réussites nous marquent, tout comme d'ailleurs nos échecs.

Les découvertes, les technologies, les sciences peuvent-elles changer l'homme ? Là encore, il suffit de constater son immense influence pour acquiescer. Les Chinois rappelaient lors de l'inauguration des jeux la découverte de la poudre, du papier, de la soie, de l'imprimerie etc.
Nos modes de vie, notre manière de penser sont très largement dépendants de tout ce contexte.

L'idée européenne, de la construction européenne, veut qu'il vaut mieux faire du commerce, de nous lier par de nombreux intérêts communs, pour garder une entente, une paix. Là encore nous le croyons.

L'idée humaniste consiste à donner une place première à l'éducation, celle de l'école, des parents, la place du Droit et de la Justice, l'intégration des valeurs par la culture. Une nouvelle fois nous dirons simplement « oui » à cet idéal. Sa transposition change l'homme.
Mais d'où vient alors le fait que nous sentions que le déséquilibre menace. D'où vient le sentiment du danger ? D'où vient le sentiment que bien peu est maîtrisé, que bien peu serait suffisant pour nous entraîner justement là où nous ne voulons pas aller. D'où vient ce sentiment d'insécurité, le sentiment que la violence monte, que la vie devient plus difficile ?

Les dangers sont potentiellement plus forts : le nucléaire, la pollution, les terrorismes, l'accélération des rythmes et des changements. C'est comme lorsque nous roulons en voiture, imaginons que nous roulons de plus en plus vite... Même si les sécurités passives de la voiture restent les mêmes le danger néanmoins augmente. Tous les moyens de destruction ont, eux aussi, augmenté massivement et nous ne savons pas toujours qui déciderait de leur emploi. Nous percevons l'avancée des progrès et l'avancée des dangers.

Pour nous chrétiens nous sommes citoyens et tout simplement des humains, toutes ces réalités évoquées nous traversent. La parole de l'apôtre Paul nous interpelle aujourd'hui, elle rappelle la réalité de Jésus, l'exemple de sa vie, son enseignement, par exemple sur les béatitudes.
Pour nous, être en paix, c'est se découvrir fils de Dieu, frères aimés, pardonnés, libérés des peurs, orientés vers la fraternité.

C'est donner un sens à l'industrie et à toutes les évolutions. C'est labourer le champ du monde pour y placer la fraternité. C'est permettre que le sourd entende et que l'aveugle voie. Un monde dans lequel nous nous rencontrons vraiment ; où l'on se parle vraiment, où l'on s'écoute vraiment. Un monde dans lequel l'un donne à l'autre toute la liberté trouvée en Jésus. C'est vivre sous un regard, c'est vivre en regardant le monde sous une certaine lumière.
L'Eglise et la paroisse peuvent-être ces lieux de liberté et de vérité où tout homme trouve une espérance, même face à la mort.

La victoire est pour demain, demain viendra le royaume de Dieu et ce au-delà de tous les drames de l'histoire. La promesse qui est faite n'est pas un vernis religieux ou une promesse facile mais elle renvoie au travail et à la qualité des matériaux.

Reprenons pour terminer les paroles de l'Apôtre Paul :
10 Selon le don que Dieu m'a accordé, j'ai travaillé comme un bon entrepreneur et posé les fondations. Maintenant, un autre bâtit dessus. Mais il faut que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit.

Amen, c'est vrai, nous le croyons et voulons vivre ainsi.
Prière d'intercession

L'Evangile de ce jour nous a présenté un sourd qui entend à nouveau. Souvent ce sont aussi des muets qui se mettent à nouveau à parler.

Si l'éducation nous change, fais-nous dire Seigneur le Droit, la Justice. Fais-nous dénoncer l'intolérable. Pour les opposants, pour les démocrates, pour ceux qui sont prisonniers en Chine.
Pour l'Evangile et la croissance de l'Eglise en Chine et partout dans le monde.

Prions le Seigneur

Si la dissuasion est efficace, donne-nous l'épée de la vérité en même temps que la fraternité.
Si les émotions longues et fortes nous changent, que le bouleversement de nos vies, issue de notre rencontre avec toi et l'accueil de la fraternité, nous renouvellent.

Prions le Seigneur

Si le sport et la maîtrise du corps nous changent, donne-nous de le faire sans adoration du corps et de la performance, mais de le faire pour notre hygiène de vie, et que la fatigue du corps vienne aussi, tout simplement, du bien que l'on fait.
Si les sciences nous changent, donne-nous de les comprendre, de les maîtriser, de les orienter afin qu'elles expriment non la course folle, mais la sécurité et offrent des réponses aux besoins fondamentaux de l'humanité.

Prions le Seigneur

Si le commerce nous lie et nous rend solidaire, nous n'oublions pas ceux qui sont en marge, les pays en voie d'appauvrissement, les foyers plongés dans la galère des fins de mois difficiles.
Si la culture, l'humanisme, le Droit et la Justice nous changent, donne-nous de veiller avec grand soin à la qualité des matériaux utilisés.

Notre Père...

Exhortation – bénédiction

Frères et soeurs les jeux se poursuivent, ce sont surtout nos vies qui se poursuivent. Le Dieu vivant nous conduit, nous parle, nous inspire pour continuer à vivre, à entreprendre, à construire nos vies avec des matériaux de qualité.

Que ce Dieu trois fois saint, Père, Fils et Saint Esprit, nous conduise sur le chemin de la fraternité, en toute vérité.
Soyez habités de la joie du Christ et allez en paix.