GABI STANGER
Ne pas se retrouver les mains vides à la fin
Chez Gabi Stanger, quelque chose
est resté inchangé : son amour pur le handball. Par contre, quelque chose a
changé pendant le championnat de la première ligue et de la deuxième ligue et
pendant sa période de blessures : sa relation avec le Dieu vivant.
Tout a commencé pour moi d'une manière extraordinaire. J'avais déjà 15 ans
lorsque je me suis mise à jouer au hand et, en dix-huit mois, je me suis
retrouvée dans l'équipe nationale junior ! Et jusqu'en 1988 ( pour mes 20 ans
), je n'ai cessé de progresser. Comme j'avais reçu plusieurs propositions
d'équipes dans la ligue nationale ainsi que ma sélection dans l'équipe
nationale, un bel avenir se profilait devant moi.
Mais tout a basculé : quatre interventions chirurgicales en 1989 et trois autres encore dans les années suivantes m'ont imposé des repos répétés. Cela menaçait de mettre un terme à ma carrière. Soudain on ne s'intéressait plus à moi comme joueuse de handball. Qu'est ce que je valais en dehors de mes performances sportives ? Quel était le sens de ma vie sans le sport ? Il devait forcément y avoir autre chose dans la vie que le hand !
En cherchant une réponse, je n'ai
pu éviter ni Dieu, ni la foi en Jésus Christ. Par des conversations avec
diverses personnes, dont certaines étaient des joueurs de hand, qui m'ont fait
part de leurs expériences avec Dieu, ainsi que par la lecture de la Bible et de
la prière, j'ai réalisé une chose capitale : Dieu avait pour ma vie une
intention beaucoup plus élevée que celle d'être simplement une vedette de
handball. Même si je dois marcher avec des béquilles, j'ai une telle valeur
pour Lui qu'il a donné son Fils en sacrifice pour moi à la croix. Il n'exige
pas de performances exceptionnelles mais souhaite que je lui confie ma vie. Ce
sont les périodes de blessures qui m'ont permis de connaître Dieu. Lui, ne m'a
jamais déçu.
Matthieu 16, 26 : Si un homme parvient à posséder le monde entier, à quoi
cela lui sert-il s'il perd sa vie ? Et que peut-il donner pour racheter sa vie ?
Voilà ce qui m'est devenu une évidence : à quoi me servirait-il de réussir
tous mes objectifs sportifs si, en même temps, je ratais le sens de ma vie et
me retrouvais les mains vides à la fin ? Je remercie Dieu de pouvoir lui faire
confiance, c'est cela, la plus grande victoire de ma vie et la joie qui en
découle demeure pour toujours.