RAPHAELLE MONOD SJOSTROM
Dieu dans ma vie sportive
Raphaëlle Monod, également connue sous le nom de Raphaëlle Monod Sjoström après son mariage, est une skieuse acrobatique française spécialisée dans la discipline des bosses. Elle a été vice championne du monde en 1988 puis a remporté le championnat du monde à Oberjoch (Allemagne) en 1989.
Je
suis ravie de partager ce témoignage et j’aimerais vous parler de ce que Dieu
a fait dans ma vie de sportive.
Cela faisait 20 ans que je me demandais pourquoi j’avais sacrifié tant
d’années au sport, à mes entraînements et… aux blessures. Aujourd’hui,
je souris au fond de mon cœur, car je comprends enfin que Dieu avait déjà préparé
tout cela d’avance. Avant que je ne le rencontre personnellement, il m’avait
déjà parlé : c’était à l’épreuve la plus importante de ma carrière.
Je
cumulais des points au circuit Coupe du monde de ski de bosses Freestyle. J’étais
aux Jeux Olympiques à Albertville, dans mon pays, là où tout le monde
m’attendait et où l’on comptait sur moi pour offrir une médaille supplémentaire
à la France. Mais, à ce moment-là, tout ceci commença à sonner faux dans
mon cœur : je me mis à craindre que l’on m apprécie davantage pour mes résultats
sportifs que pour moi, Raphaëlle, tout simplement.
J’étais donc en pleine descente, devant dix mille supporters qui hurlaient
mon nom. La course semblait gagnée d’avance, d’après certains journaux,
puisque je dominais la discipline à cette époque. Et puis, ce fut le choc pour
tout le monde! Dix mètres avant la ligne d’arrivée, j’ai eu l’impression
de devenir comme une marionnette : impossible de contrôler mes skis. Mes
spatules arrières se sont chevauchées (cela ne m’était jamais arrivée en
quinze années de compétition) ; cela me fit perdre ma ligne de pente pour le
dernier saut. Une voix me dit alors au moment même où je ressentais une paix
surnaturelle : Non ! Raphaëlle, ce n’est pas pour toi aujourd’hui ! .
Je me suis arrêtée dans l’aire d’arrivée, dans un silence lourd de déception
et particulièrement impressionnant. C’était à un tel point que j’aurais
pu faire un trou dans la neige pour m’y cacher, tellement le public était déçu.
Jésus-Christ, à ce même moment, me donnait une paix surnaturelle. J’ai répondu
à chaud aux ITW dans l’air d’arrivée, en souriant : C’est une journée
magnifique (il neigeait à gros flocons) … C’est la fête du sport, du ski
de bosse aux Jeux Olympiques … Je suis ravie d être là pour partager ces
moments de fête !
Les journalistes ne comprenaient pas cette réponse si simple, sans pleurs ni déception,
et sans larmes non plus. C’était effectivement curieux : je ne ressentais pas
cette impression d’avoir perdu quelque chose.
Cette journée a réellement transformé ma façon d’appréhender la compétition.
Je ne voyais plus la compétition comme une lutte pour écraser les autres mais
comme une discipline aidant à se surpasser grâce au talent de mes adversaires.
Car, plus elles seraient performantes, plus je devrais me surpasser. Mes
concurrentes n’étaient plus des adversaires mais des guerrières au cœur
sensible, avec l’envie de se féliciter mutuellement et de se remercier.
Ainsi, nous pouvions partager ces expériences ensemble afin de se surpasser
mutuellement. Je comprenais que sans se soutenir les unes les autres, le niveau
de performance sportive ne progresserait jamais .
Ces mots que Dieu m’avait très distinctement donnés, en dépit des décibels
de musique et de cris, me replaçaient sur un chemin de Paix et non plus de
gloire éphémère, d’égocentrisme ou de richesse extérieure…
Les années qui ont suivi ont été, pour moi, une recherche constante de Dieu.
Quelle était cette voix qui m’avait parlé ? Pourquoi avais-je été comme un
pantin ? Pour quelles raisons avais-je trébuché devant dix mille personnes,
alors que j’étais en route pour une médaille ?
Je
cherchais Dieu. Dans ma quête, je me suis tournée vers l’astrologie, les
pendules ou encore les cartes. Tout y est passé. Et puis, un jour, je me suis
trouvée totalement déprimée car rien ne m’avait apporté une PAIX aussi
extraordinaire que ce fameux jour aux JO. J’étais dans un état de dépression
malgré toutes mes médailles et mes coupes. C’était le vide. Plus tard,
j’ai su qu’il me manquait le plus important : Jésus et son Saint-Esprit.
Un jour, enfin, Dieu a placé un skieur suédois sur mon chemin en ALASKA ! Nous
n’avions aucun point commun en dehors du ski. Et voilà qu’aujourd’hui, il
est mon mari ! A cette époque, je ne savais pas encore qu’il le deviendrait!
Christoffer était pour moi un extraterrestre et je suis tombée amoureuse de
lui en un instant tellement son cœur était rempli de quelque chose que je ne
connaissais pas. Il était lumineux. Malheureusement, comme je n’étais pas,
pour lui, une Chrétienne, il me dit alors : Je t’aime aussi, mais Dieu
prendra toujours la première place dans ma vie !
Ce fut de nouveau très difficile à comprendre : on pouvait aimer Dieu plus que moi ! La vie devint noire. Je me suis réfugiée dans une forêt pour m’isoler. En me promenant, j’ai été attirée par un rayon de soleil. Je me suis accroupie là et j’ ai posé un ultimatum à Dieu en lui disant : Si tu existes au point que Christoffer puisse t’aimer plus que moi, et bien … Parle- moi !
À
ce moment, ce fut extraordinaire, Dieu m’a répondu dans une vision que je
vais essayer de décrire : je pouvais voir, depuis le ciel, tous les habitants
de notre planète, enfants, femmes et hommes de toutes les nations dans une
vision d’amour indescriptible. Dieu me montrait à quel point il nous aimait
tous inconditionnellement que nous soyons athée ou non, riche ou pauvre,
criminel ou prisonnier, handicapé ou sportif. Cependant, il était triste que
nous ne nous réconciliions pas avec lui car il nous tendait la main et peu de
gens le voyait. Cette vision a transformé mon cœur et ma vie à jamais.
Je suis alors retournée dans ma chambre pour dévorer la Bible afin de connaître
qui était ce Jésus qui m’avait manqué depuis tant d’années. Je lui ai
alors donné mon cœur, quelques semaines plus tard et, maintenant, je peux
prier avec l’aide du Saint-Esprit en lui demandant chaque jour de remplir ma
coupe de son Amour, de sa Paix et de sa protection pour la transmettre autour de
moi.
Si vous le souhaitez, vous pouvez prier afin que votre coupe soit pleine
jusqu’à en déborder. Vous pourrez ainsi faire du bien à tous vos proches et
même vos adversaires … Alléluia. Je remercie le Seigneur de m’avoir sauvée
de ce monde vide qu’était la compétition sans Dieu.